La fiscalité des revenus de location saisonnière

La location saisonnière (meublé de tourisme) génère des revenus imposés dans la catégorie des BIC (bénéfices industriels et commerciaux). Le régime micro-BIC accorde un abattement de 50 % pour les locations classiques, porté à 71 % pour les meublés de tourisme classés. Le plafond de recettes est de 77 700 € pour les locations non classées et 188 700 € pour les meublés classés. Au-delà, le régime réel s’applique obligatoirement.

Obligations déclaratives et taxe de séjour

Le propriétaire doit déclarer son activité en mairie et obtenir un numéro d’enregistrement obligatoire dans les communes qui l’exigent (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice et de nombreuses villes touristiques). La durée maximale de location d’une résidence principale est limitée à 120 jours par an. Le dépassement expose à des amendes pouvant atteindre 10 000 € par an et par logement.

La taxe de séjour est collectée auprès des voyageurs par le propriétaire ou par la plateforme de réservation. Son montant varie de 0,20 à 4,20 € par personne et par nuit selon la catégorie du logement et la délibération communale. Les plateformes comme Airbnb transmettent automatiquement les revenus perçus à l’administration fiscale depuis 2020, rendant toute dissimulation risquée. Déclarez l’intégralité de vos recettes locatives pour éviter un redressement fiscal assorti de pénalités de 40 à 80 %.

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